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« Le cas Malaussène, tome 1 : Ils m’ont menti » de Daniel Pennac, chez Gallimard (2017)

« Le cas Malaussène, tome 1 : Ils m’ont menti » de Daniel Pennac, chez Gallimard (2017)

Le champion des boucs émissaires de Daniel Pennac revient dans un polar-canular.

En toile de fonds : le Vercors…

Ouf, enfin le revoilà… Ça faisait un bail que les fans des Malaussène attendaient de leurs nouvelles !

« Ma plus jeune sœur Verdun est née toute hurlante dans La Fée Carabine, mon neveu, c’est un ange. Il est né orphelin dans La petite marchande de prose. Mon fils Monsieur Malaussène est né de deux mères dans le roman qui porte son nom. Ma nièce Maracuja est née de deux pères dans Aux fruits de la passion.

Les voici adultes dans un monde on ne peut plus explosif, où ça mitraille à tout va, où l’on kidnappe l’affairiste Georges Lapietà, où police et justice marchent la main dans la main sans perdre une occasion de se faire des croche-pieds, où la Reine Zabo, éditrice avisée, règne sur un cheptel d’écrivains addicts à la vérité vraie quand tout le monde ment à tout le monde.

« Tout le monde sauf moi, bien sûr. Moi, pour ne pas changer, je morfle. »

Le pauvre Benjamin, il va morfler, c’est sûr ! Ce n’est qu’un début et il n’y a pas moyen d’arrêter le combat : il va, une fois de plus, payer son innocence au prix fort. Ah, si seulement il n’était pas monté dans ce maudit TGV !

Non, il n’a pas changé, puisqu’il vous le dit ! Et je vous confirme… Mélancolique, mais un brin vengeur : il kidnappe les cupides profiteurs de notre bonne vieille république, ceux qui se voient offrir des parachutes dorés « vingt mille fois le smic net, soit l’apéro pendant treize ans » pour les habitants de son petit bled perdu dans le Vercors.

Et force est de reconnaitre que Daniel Pennac lui non plus n’a pas changé : fidèle à son style qu’il en devient une caricature. Pour vous faire une petite idée, les deux premières phrases du booquin : « La pietà ? Tu le connais, c’est le genre de type à se rouler dans la confidence comme un chien de ferme dans la fosse à purin. (Ce mouvement hélicoïdal qui les torchonne du museau jusqu’à la queue !) Il est pareil. Il en fout partout. Alors, autant commencer par l’intérieur de sa tête. »

Et nous, on aime bien se fourrer dans la tête de Benjamin Malaussene. C’est vraiment un cas !

214-aDaniel Pennac, de son vrai nom Daniel Pennacchioni, est né le 1er décembre 1944 à Casablanca, au Maroc. Il est le quatrième et dernier d’une tribu de garçons. Son père est militaire. La famille le suit dans ses déplacements à l’étranger –Afrique, Asie, Europe– et en France, notamment dans le village de La Colle-sur-Loup, dans les Alpes-Maritimes.

Il publie en 1985 Au bonheur des ogres, premier volet de la saga de la tribu des Malaussène.

Daniel Pennac continue sa tétralogie avec La Fée Carabine puis La petite marchande de prose et Monsieur Malaussène, suivi de Aux fruits de la passion. Il a mis fin en 1995 à son métier d’enseignant pour se consacrer entièrement à la littérature.

Moi, pour ne pas changer, je morfle.

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Christine Larrouy

Christine Larrouy 

Directrice de projets éditoriaux dans le monde de l’art, de la culture et de l’économie, sculptrice.