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« L’été diabolik » de Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse, chez Dargaud

« L’été diabolik » de Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse, chez Dargaud

©Cécile Gabriel/Dargaud et Dargaud

Prix de la BD Fnac 2017

Un agent secret sorti de nulle part, un accident dramatique, une fille troublante et la disparition de son père, le tout en deux jours…

Pour Antoine, 15 ans, l’été 1967 sera celui de toutes les découvertes. Un match de tennis oppose Antoine à Érik. Un match à rebondissements, scandé les cris rageurs autant qu’encourageants du père de ce dernier. Mais rien n’y fait, Érik perd la partie. Son père, fou de rage, s’en prend à Louis Laffargue, le père d’Antoine, et va même jusqu’à l’insulter.

Louis et son fils vont dîner au restaurant. A la fin du dîner, un dénommé Mr de Noé vient saluer Louis : il se sont rencontrés à Washington il y a 3 ans. La conversation roule sur un certain Popov. Un espion soviétique ?

La soirée se termine autour d’un verre chez Mr de Noé. Antoine y fait la connaissance de Joan, une jeune femme intrigante. Coup de foudre immédiat (enfin, de son côté !)

Sur le trajet du retour, Antoine et son père sont poursuivis par une voiture. C’est le père d’Érik qui tient le volant. Ils parviennent à le semer. Mais le lendemain, ils apprennent que celui-ci a trouvé la mort en chutant dans un ravin…

Après Souvenirs de l’empire de l’Atome, les auteurs proposent un nouveau cocktail détonant et jouissif : un scénario particulièrement haletant, entre espionnage et littérature, passé au mixeur graphique de Clérisse qui, cette fois, mélange les références des fumetti à David Hockney.

Espionnage, policier, années 1960, relations père-fils… Un cocktail détonnant !

239 iCréé en 1962 par Angela et Luciana Giussani, Diabolik a également été porté à l’écran. Fan du personnage, Thierry Smolderen s’en est emparé et il nous offre un album amalgamant intelligemment polar, roman d’espionnage et histoire romanesque. En deux parties, la première se déroulant en 1967, la seconde en 1987, il laisse planer de nombreux éléments troublants tels que cet accident de voiture, la disparition de Louis Lafargue ou encore ce Popov et distille ici et là quelques indices.

Le scenario de L’été Diabolik est particulièrement bien ficelé, les amateurs apprécieront son ambiance plutôt étrange et particulièrement tendue. Alexandre Clérisse se surpassent, n’hésitant pas à déployer des couleurs criardes et yéyé, produisant un graphisme à la jolie référence pop des sixties !

« L’Eté Diabolik, un BD saisissante. Graphiquement d’abord, tant le dessin, merveilleusement stylisé et coloré, séduit ; narrativement ensuite, avec une intrigue ultra alambiquée, et pourtant efficace. Provoquant une lecture enthousiasmante. » Télérama

La conversation roule sur un certain Popov. Un espion soviétique ?

 

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Arthur Galvane, lecteur résolument éclectique, (romans, essais, guides société). Mon péché mignon ? Les romans historiques, les polars et la psycho…