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« Le Français qui possédait l’Amérique » de Pierre Ménard au Cherche midi

« Le Français qui possédait l’Amérique » de Pierre Ménard au Cherche midi

La première biographie sur Antoine Crozat, cinq fois la fortune de Bill Gates, à qui Louis XIV céda la Louisiane.

Il habitait au Ritz, logeait sa fille à l’Élysée, possédait la Louisiane, achetait des châteaux par dizaines…

Crozat ne fut ni Maréchal, ni Premier ministre, ni Cardinal. Pas plus que peintre, écrivain, philosophe ou musicien. Encore moins Grand Seigneur ou grand bâtisseur. Sa mémoire est négligée par tous, y compris par ses descendants. Rien n’évoque plus son existence, à part peut-être un portrait oublié dans une aile écartée du château de Versailles. Son nom a totalement sombré dans l’oubli.

Antoine Crozat est pourtant l’une des personnalités les plus fascinantes de son époque. Parti de peu, celui que l’on croit fils de cocher doit multiplier les détournements de fonds, spéculations douteuses et autres manipulations pour parvenir au sommet.

Au cours de son incroyable épopée, il développe le commerce du café et du tabac, diligente des opérations corsaires, devient le plus grand négociant d’esclaves d’Europe et met en place un trafic international – aussi lucratif qu’illégal – de marchandises et de métaux précieux.

En 1712, consécration suprême d’une ascension fulgurante, Louis XIV lui cède une partie de l’Amérique, d’une surface alors équivalente à celle de son propre royaume !

Avec son réseau et sa fortune, Crozat finance des guerres et des coups d’État, participe à l’annexion de l’île Maurice, fait creuser le canal de Picardie et inspire le système de Law avant de contribuer à sa chute.

Saura-t-il pour autant résister aux vicissitudes de son époque ?

Par son insolente opulence en ces temps de crise, il est une proie rêvée pour ses innombrables ennemis, comme pour un État prêt à tout pour renflouer ses caisses.

L’histoire vraie, racontée pour la première fois d’une destinée qui dépasse toutes les fictions.

Alors, penserez-vous, pourquoi cette biographie aujourd’hui ? Sans doute parce qu’Antoine Crozat est l’un des personnages les plus importants et les plus modernes des XVIIe et XVIIe siècles.

Parti de rien, (on dit qu’il était fils de cocher), véritable self made man dirait-on aujourd’hui, il parvient, à force de discernement, de ruses et de petites escroqueries à devenir « l’homme le plus riche de Paris » ainsi que le définissait Saint Simon, et probablement l’un des hommes les plus riches de tous les temps (cinq fois la fortune de Bill Gates).

Véritable expert en réseautage (avant la lettre !) il sait gagner la confiance absolue des grands du royaume, et ce jusqu’au Roi Soleil lui-même…

L’origine de sa fortune ? Le trafic d’esclave, le commerce maritime, sans renoncer (nécessité fait loi…) aux détournements de fonds, spéculations et manipulations en tous genres. Il trempe de près ou de loin dans les plus grands événements de son temps, de l’affaire des poisons au système de Law, (dont il sera lui-même l’un des instigateurs).

Un précurseur de la mondialisation en quelque sorte !

Un tel talent méritait récompense. Enfin ainsi l’entendait Louis, quatorzième du nom. C’est ainsi qu’Antoine Crozat se voit, en 1712, consécration suprême d’une ascension fulgurante, accorder la Louisiane, soit le quart des États-Unis actuels ! .

Résidant dans l’immeuble où est sis l’actuel Ritz, c’est lui qui finance l’édification de l’Élysée. Quant à sa fabuleuse collection de tableaux, acquise par la Grande Catherine de Russie, elle deviendra le fleuron du musée de l’Ermitage.

252 - a - le francaisComment un tel personnage a-t-il pu être oublié pendant plus de deux siècles ? Le français qui possédait l’Amérique a le mérite de réparer cette injustice…

Pierre Ménard, étudiant à HEC, a 22 ans. Il est déjà l’auteur,également au cherche midi, de Pour vivre heureux vivons couchés (2013).

L’histoire vraie, racontée pour la première fois d’une destinée qui dépasse toutes les fictions…

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Joshua Gardiavian

Joshua Gardiavian. J’aime les livres ! Pour leur beauté autant apparente que cachée. Pour les idées qu’ils transmettent et pour les réflexions qu’ils suscitent et qui me permettent de progresser.