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« Histoire d’oeils » de Philippe Costamagna chez Grasset

« Histoire d’oeils » de Philippe Costamagna chez Grasset

La vie d’un aventurier chasseur de chefs-d’œuvre

Prix du Mémorial – Grand Prix littéraire d’Ajaccio. Félicitations M. Costamagna !

Voici un métier singulier, rare et secret. Jusqu’à ce livre, il n’avait même pas de nom en français. C’est le métier de quelques dizaines de personnes dans le monde, qui, grâce à un mystérieux mélange de savoir et de sensibilité, sont appelées à Washington comme à Tokyo pour reconnaître tel ou tel tableau. Est-il vrai ? Est-il faux ? Cette supposée « croûte » est-elle un Raphaël, et vice-versa ?

Ce sont des « oeils » (et non des yeux), comme dans la parfumerie il y a des « nez ».

Philippe Costamagna leur donne leur nom et raconte, se raconte.

« Tout ce que j’ai appris à regarder de manière ludique ou encyclopédique a trouvé une autre résonance le jour où mon grand-père m’a emmené à l’inauguration de l’exposition du Musée imaginaire d’André Malraux à la fondation Maeght de Saint-Paul- de- Vence, en juillet 1973.Cela a été mon premier choc artistique profond. Il m’est devenu évident ce jour-là que l’art pouvait traduire une pensée. »

Comment un jour il a attribué un Bronzino maintenant réputé un des chefs-d’œuvre de l’art mondial ; comment il en est arrivé là, depuis son enfance dans un milieu fantaisiste et cultivé, en passant par des expériences de sensations qui vont d’une glace à la vanille spectaculaire à sa première visite d’une grande exposition. Ses prédécesseurs, ses coups de maître et ses erreurs aussi, dans un récit rempli d’anecdotes à rendre jaloux un enquêteur de polars.

330 a©corsematin.com

Philippe Costamagna, œil réputé de la peinture et spécialiste du XVIe siècle, est un historien d’art.

Mais pas un historien d’art classique.

L’historien d’art classique élabore une construction théorique, tandis que « l’œil » utilise davantage sa sensibilité artistique autant que ses connaissances didactiques.

Sa manière de travailler ? Voir et revoir, s’imprégner totalement de l’objet d’art qu’il a devant les yeux.

Ses atouts, véritables armes de chasse au faux, aux authentifications sommaires ou complaisantes ? Un regard perçant et une parfaite connaissance de l’histoire et de l’environnement culturels de la pièce qu’il expertise.

Alors sus aux falsifications matérielles et autres canulars de l’industrie de la contrefaçon, démystifiées les restaurations abusives qu’ils finit toujours par détecter.

Car pour lui, ces abus sont graves : « Les faux fascinent l’historien d’art, ils ne mettent pas seulement à contribution l’œil, mais l’enjeu touche aussi jusqu’à la pensée exprimée par le tableau. »

Histoire d’oeils vous laisse entrevoir toute la subtilité et la sensibilité de cet incroyable métier d’art…

Des experts sont appelés dans le monde entier pour authentifier tel ou tel tableau. Ce sont des « oeils » (et non des yeux), comme dans la parfumerie il y a des « nez ».

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Joshua Gardiavian

Joshua Gardiavian. J’aime les livres ! Pour leur beauté autant apparente que cachée. Pour les idées qu’ils transmettent et pour les réflexions qu’ils suscitent et qui me permettent de progresser.