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« L’Autre qu’on adorait » de Catherine Cusset

« L’Autre qu’on adorait » de Catherine Cusset

« L’Autre qu’on adorait » de Catherine Cusset, chez Gallimard – août 2016

Sélectionné pour le Goncourt et le Renaudot 2016 !

« Quand tu penses à ce qui t’arrive, tu as l’impression de te retrouver en plein David Lynch. Blue Velvet, Twin Peaks. Une ville universitaire, le cadavre d’un garçon de vingt ans, la drogue, la police, une ravissante étudiante, une histoire d’amour entre elle et son professeur deux fois plus âgé : il y a toute la matière pour un scénario formidable.
Ce n’est pas un film. C’est ta vie. »

L’autre qu’on adorait fait revivre Thomas, un homme d’une vitalité exubérante qui fut l’amant, puis le proche ami de la narratrice, et qui s’est suicidé à trente-neuf ans aux États-Unis. Catherine Cusset lui offre aujourd’hui cette émouvante oraison, se tenant au plus près des pensées, de la subjectivité, de la sensibilité aiguë et instable de son ami disparu, de sa vie intérieure qu’aujourd’hui elle interroge, restitue ou imagine avec l’empathie profonde qu’autorise le geste romanesque.

Tout d’abord, retour aux années 80 : une bande de copains se constitue. Ils sont des étudiants promis à un avenir brillant, y compris Thomas, même si, déjà, ses résultats ne sont pas à la hauteur de ses espérances. Sciences-Po, quel piètre ersatz quand on vise Normale Sup. ! Ensuite, si la France ne veut pas lui offrir le destin qu’il mérite, qu’à cela ne tienne, aux Etats-Unis chacun est reconnu à sa juste valeur. Thomas accumule sans fin les déboires, commet systématiquement tout au long de sa brève existence nombre de maladresses et de mauvais choix, errant de déménagements en déménagements, au gré de tentatives diverses et d’amours aussi définitives que transitoires, d’alcool, un peu, d’insomnie, beaucoup, d’exubérance et de déconvenues qui peu à peu érodent les bases fragiles d’une personnalité somme toute banale.

« Tu sais, Catherine, les gens ont quand même une vie intérieure », lui avait dit Thomas alors qu’il avait été tristement blessé par le portrait lapidaire que l’auteure avait dressé de lui dans le manuscrit du livre qu’elle écrivait à l’époque.

Il a 18 ans, elle 26 quand ils font connaissance au lycée. « D’un commun accord on baptise cette relation naissante « amitié érotique ». Il ne s’agit pas d’amour. Le sentiment qui nous lie est léger et joyeux. ». Leur histoire est de courte durée, mais ils continuent à se porter mutuellement une affection indéfectible.

Ce douzième roman, où l’on retrouve l’intensité psychologique, le style serré et le rythme rapide qui ont fait le succès du Problème avec Jane, de La haine de la famille et d’Un brillant avenir, déroule avec une rare empathie la mécanique implacable d’une descente aux enfers.

Dans l’Autre qu’on adorait, Thomas tient le rôle de personnage central. Ecrit à la deuxième personne du singulier, l’ouvrage s’adresse au disparu…

Catherine Cusset Auteure de plus de dix romans, Catherine Cusset a écrit en anglais The Story of Jane. Son œuvre est traduite dans une quinzaine de langues (allemand, italien, espagnol, portugais, grec, turc, roumain, serbe, ukrainien, russe, tchèque, hébreu, coréen, chinois, japonais.)

Catherine Cusset

Dans l’Autre qu’on adorait, Thomas tient le rôle de personnage central. Ecrit à la deuxième personne du singulier, l’ouvrage s’adresse au disparu…

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Christine Larrouy

Christine Larrouy 

Directrice de projets éditoriaux dans le monde de l’art, de la culture et de l’économie, sculptrice.