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« Le charme discret de l’intestin : Tout sur un organe mal aimé » de Giulia Enders et Jill Enders

« Le charme discret de l’intestin : Tout sur un organe mal aimé » de Giulia Enders et Jill Enders

« Le charme discret de l’intestin : Tout sur un organe mal aimé » de Giulia Enders (Auteur), Jill Enders (Illustrations) (traduction Isabelle Liber) – Actes Sud

Décidément, ce Monsieur Intestin, pour un organe d’ordinaire mal-aimé, semble avoir trop de charme : actuellement il n’y en a que pour lui, tous les médias en parlent. Que lui trouvent-il donc ? Eh bien, puisque notre mission, à Booquin, c’est d’être à la page, tâchons de le découvrir…

Giulia Enders, jeune doctorante et nouvelle star allemande de la médecine, rend ici compte des dernières avancées médicales sur cet organe méjugé. Elle explique le rôle que joue notre « deuxième cerveau » et son microbiote (l’ensemble des organismes l’habitant) dans des problèmes tels que le surpoids, la dépression, la maladie de Parkinson, les allergies.

Cet essai, « Le Charme discret de l’intestin » fait l’éloge d’un organe relégué dans le coin tabou de notre conscience.

Avec enthousiasme, Giulia Enders invite à changer de comportement alimentaire, à éviter certains médicaments et à appliquer quelques règles très concrètes pour faire du bien à son ventre. Véritable phénomène de librairie, Le Charme discret de l’intestin s’est vendu à 950.000 exemplaires en Allemagne et sera publié dans 26 pays.

Giulia Enders

Avec humour et insolence Giulia Enders retrace savamment le voyage de la nourriture, depuis la bouche jusqu’à l’anus. Se basant sur les recherches les plus récentes et les expériences les plus étonnantes, elle fait une visite détaillée du tube digestif.

Péter dans le salon de tante Hélène n’est pas bien. Ni avoir la colique chez mémé Jeanne. Seulement l’intestin n’a rien à faire des règles de bienséance. Il assume une tâche autrement difficile : traiter tout ce qui entre et sort de notre corps.

Cet organe extraordinaire, secondé par d’immenses troupes de bactéries et d’enzymes, désintègre nos aliments pour qu’ils servent à notre sang, nos muscles, nos os. Il assure aussi l’équilibre hydrique et salin du corps, fabrique de la sérotonine – l’hormone du bonheur -, renvoie au cerveau des messages positifs ou négatifs. Une activité tellement complexe et organisée qui lui vaut bien son qualificatif de « deuxième cerveau ».

Comment transformer un simple cours de physiologie, qui plus est sur une fonction peu ragoutante quant à son résultat, la digestion (on n’est pas dans le domaine noble des neurosciences, qui s’adressent, elles, à notre organe le plus aristocratique, notre cerveau), en un récit distrayant bien que sérieux, argumenté et étayé par une bibliographie récente ?

C’est un pari que peu de téméraires se sont jusqu’à présent aventuré à tenter. Mais Giulia Enders, en grande spécialiste de la question, s’y risque hardiment et joyeusement, et le gagne !

En effet, le succès de librairie ne serait pas aussi retentissant si la lecture était aussi soporifique qu’un cours de bio. A force de personnification et de métaphores, les protagonistes deviennent des acteurs branchés et rigolos, des potes qui sont là parce qu’ils nous veulent du bien et luttent au quotidien contre les ordures que nous tentons, sciemment ou non de leur infliger.

Vous allez franchement vous amuser, grâce également au talent de l’illustratrice, Jill Enders, par ailleurs sœur de l’auteure.

Le charme discret de l'intestin

Pas étonnant que ce bouquin cartonne, il a tout pour plaire à l’air du temps : Giulia Enders parle à tout le monde, à l’hypocondriaque qui sommeille en chacun de nous. Elle nous explique que nous avons des milliards d’amis (les bactéries). Le charme discret de l’intestin (Actes Sud) dédramatise le mal de ventre, et il est marrant !

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Christine Larrouy

Gérante de société de consulting, directrice de projets éditoriaux et événementiels dans le monde de l’art, de la culture et de l’économie, sculptrice. Aborde l’actualité du livre dans un choix de partage du point de vue subjectif que lui suggère le livre. Christine Larrouy, directrice de projets éditoriaux dans le monde de l’art, de la culture et de l’économie, sculptrice.