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« L’heure de plomb » de Bruce Holbert, chez Gallmeister

« L’heure de plomb » de Bruce Holbert, chez Gallmeister

Apocalypse in 1918…

Hiver 1918. L’État de Washington connaît, durant un bref instant, l’Apocalypse : l’un des pires blizzards de l’histoire du pays balaie tout sur son passage.

Partis chercher leur père et perdus dans la neige, pétrifiés par le gel, deux jumeaux de quatorze ans, Luke et Matt Lawson, sont recueillis in extremis par la maîtresse d‘école qui tente de les ranimer à la chaleur de son corps. Seul Matt reprend vie. Le lendemain, le voilà devenu un homme, trop tôt et malgré lui. Car le désastre l’a également privé de son père, le laissant à la tête du ranch familial.

« La voie du sang est forte, mais celle de la terre l’est encore plus. »

Labeur, amour et violence, autant de découvertes pour Matt, désormais seul face à la beauté sauvage de cette terre, tentant de maintenir l’équilibre fragile entre les êtres qui l’entourent.

Sa vie est rude et âpre comme cette nature dans laquelle il fait plus que survivre : il se construit en se confrontant à elle.

C’est de cette abrupte manière que débute cette saga familiale qui s’étend sur plusieurs décennies. Les personnages sont forts, plein de tempérament et de hargne. Pour tout dire ils font rarement dans la demi-mesure. Ils s’aiment, ils se déchirent, férocement, avec une ardeur qui confine à la furie. Même l’amour y est vache. Enfin, c’est ainsi que Matt et Wendy le conçoivent, semble-t-il… « Les gens avaient beau être proches par le sang, un cœur n’irradie pas, par ses simples battements, le réconfort ou la joie. Ce sont là des choses qu’il nous faut aller traquer chez les autres, et les autres restaient peu nombreux, éparpillés dans de grands espaces. »
Dans une langue puissante et incarnée, L’Heure de plomb conte la plus dure leçon que l’Ouest donne aux hommes, celle de la confrontation avec les forces brutes de la nature, au fondement même du mythe américain.

255 - aBruce Holbert a grandi au pied des Okanogan Mountains, dans l’État de Washington. Son arrière-grand-père, éclaireur indien de l’armée des États-Unis, était un homme respecté jusqu’à ce qu’il assassine son gendre, le grand-père de Bruce Holbert, qui s’est inspiré de cette tragédie pour son premier roman, Animaux solitaires. Bruce Holbert grandit bercé par les mythes de l’Ouest américain. Il est diplômé de l’université de l’Iowa où il enseigne aujourd’hui. Plusieurs de ses nouvelles ont été publiées dans des revues littéraires et ont remporté divers prix littéraires. Son premier roman, publié en 2012 aux États-Unis, et son second roman, L’Heure de plomb, prennent place dans les régions rocheuses et désertiques où il a passé son enfance. Il vit aujourd’hui à Nine Mile Falls.

« L’Heure de plomb est dense, serré, dégraissé jusqu’à l’os, l’auteur envelope ses personnages jusqu’à l’étouffement. Mais sur fond de tragédie, Bruce Holbert est un sacré optimiste. Et l’Heure de plomb, une ode à l’espoir envers l’humanité. »

Karen Lajon, LE JOURNAL DU DIMANCHE

 

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Arthur Galvane, lecteur résolument éclectique, (romans, essais, guides société). Mon péché mignon ? Les romans historiques, les polars et la psycho…