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« L’œil de Baudelaire » exposition au Musée de la Vie romantique, du 20 septembre 2016 au 29 janvier 2017

« L’œil de Baudelaire » exposition au Musée de la Vie romantique, du 20 septembre 2016 au 29 janvier 2017

« L’œil de Baudelaire » exposition au Musée de la Vie romantique, du 20 septembre 2016 au 29 janvier 2017.

Catalogue de l’exposition : Editions Paris Musées, Diffusion Flammarion.

À l’occasion du cent-cinquantenaire de la mort du poète, le Musée de la Vie romantique consacre une exposition aux curiosités esthétiques de Charles Baudelaire.

Imaginer une exposition qui renoue le dialogue entre les textes du jeune poète et les œuvres d’art qu’ils commentent, c’est offrir au visiteur l’occasion de pénétrer dans les grandes pages des écrits esthétiques de Baudelaire qui font date dans l’histoire de la critique d’art.

L’œil de Baudelaire

© RMN-Grand Palais / Agence Bulloz Gustave Courbet, Portrait de Baudelaire, 1848, Montpellier, Musée Fabre

En présence d’une centaine de peintures, sculptures et estampes évoquées par Baudelaire, le spectateur se voit invité à confronter son propre regard à la sensibilité artistique de l’auteur des Fleurs du mal et à comprendre comment s’est forgée la définition de la beauté moderne, qu’il n’a jamais reniée.

Comment se laisser séduire par le « mérite de l’inattendu », préférer toujours un tableau « fait » à un tableau « fini », reconnaître le caractère essentiellement romantique de la couleur, sans désavouer la nature « idéale » de la ligne, réclamer chez les artistes cette part de « naïveté » qui mène à l’audace et à la crudité des tons, attendre d’une œuvre, fût-ce un portrait ou une page de religion, qu’elle « respire l’amour », reconnaître, enfin, « l’héroïsme de la vie moderne » et « la beauté de l’habit noir » ?

L’exposition prend donc L’Œil de Baudelaire comme fil conducteur de l’exposition. Un œil au regard acéré et expert : en effet, le poète a débuté sa carrière comme critique d’art. C’est à cette époque qu’il produit des dizaines d’écrits illustrés des œuvres qui en composent le sujet.

Durant une vingtaine d’années, du Salon de 1846 à L’Œuvre et la vie de Delacroix (1863), Baudelaire va rédiger essais, critiques de presse et brochures, faisant montre d’une analyse lucide de l’idée que l’on se faisait du « beau à l’époque, et qui se donnait pour ultime but la découverte du « peintre de la vie moderne », un peintre qui serait « le vrai peintre, qui saura arracher à la vie actuelle son côté épique, et nous faire voir et comprendre combien, avec de la couleur ou du dessin, combien nous sommes grands et poétiques dans nos cravates et nos bottes vernies. » (Salon de 1845)

Cette exposition explore les mutations qui s’opèrent entre romantisme et impressionnisme en présentant, autour des artistes phares de l’époque – Delacroix, Ingres, Camille Corot, Rousseau ou Chassériau -, les peintres qui ont su lui plaire ou l’irriter.

L’œil de Baudelaire

© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Gérard Blot
Antoine Chazal, Le Yucca gloriosa fleuri en 1844 dans le parc de Neuilly, 1845, Paris, Musée du Louvre.

Cet événement permet de découvrir la modernité que forge le poète face au nouveau Paris et aux langages artistiques en formation, incarnée par la génération montante et la figure de Manet.

© Petit Palais / Roger-Viollet Édouard Manet, Lola de Valence, 1863, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Petit Palais.

© Petit Palais / Roger-Viollet
Édouard Manet, Lola de Valence, 1863, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Petit Palais.

Pour Baudelaire, le Romantisme de Victor Hugo est déjà obsolète, et  un retour au classicisme exclu. Il adjure ses artistes de référence (Delacroix, Rembrandt, Goya) à un nouveau romantisme « moderne », reflet de « l’intimité, la spiritualité, la couleur, l’aspiration vers l’infini » (Les Phares, Charles Baudelaire).

© RMN- Grand Palais / Agence Bulloz Alphonse Legros, Ex-Voto, 1860, Dijon, Musée des Beaux-Arts.

© RMN- Grand Palais / Agence Bulloz
Alphonse Legros, Ex-Voto, 1860, Dijon, Musée des Beaux-Arts.

L’œil de Baudelaire

© RMN – Grand Palais / Adelaïde Beaudoin Octave Penguilly L’Haridon, Les Petites mouettes, 1858, Rennes, Musée des Beaux-Arts.

Il va même jusqu’à considérer « l’école sataniste », mouvement romantique de la réalité vue sous l’angle de la dérision : Daumier et Etienne Carjat, adepte de ce mouvement, représentent la principale source d’inspiration de Baudelaire de son étude De l’essence du rire (1855).

Cet événement permet de découvrir la modernité que forge le poète face au nouveau Paris et aux langages artistiques en formation, incarnée par la génération montante et la figure de Manet.

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Christine Larrouy

Christine Larrouy 

Directrice de projets éditoriaux dans le monde de l’art, de la culture et de l’économie, sculptrice.