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Marguerite Duras, encore et toujours

Marguerite Duras, encore et toujours

Il y a vingt ans cette année, Marguerite Duras s’en allait. Que dire de singulier, de profond ou d’inédit sur cette femme qui occupe une place à part (et en or) dans la littérature du 20e siècle ? Marguerite Duras, c’est aujourd’hui un mythe littéraire, une des auteures les plus étudiées dans les lycées et universités et les plus traduites (certains de ses textes sont traduits dans plus de 35 langues). Donc oui, vous en conviendrez, c’est un peu difficile de dire quelque chose qui n’a pas déjà était dit sur Marguerite Duras. En revanche, parler de son œuvre et des bonnes raisons de la lire ou de la relire, voilà ici une perspective toujours pleine d’horizons.

On connaît aussi Moderato Cantabile, l’histoire d’un meurtre sur fond de sonatine de Diabelli, considéré par certains critiques comme son meilleur livre.

On connaît bien sûr L’Amant, prix Goncourt 1984, récit de son enfance et de son adolescence en Indochine française et de ce premier amour bouleversant avec un riche chinois de douze ans son aîné ; ou Un barrage contre le Pacifique, récit d’inspiration autobiographique de la désillusion indochinoise, qui a révélé Marguerite Duras au public en 1950. On connaît aussi Moderato Cantabile, l’histoire d’un meurtre sur fond de sonatine de Diabelli, considéré par certains critiques comme son meilleur livre ; ou encore Le Ravissement de Lol V.Stein, un de ses romans les plus célèbres, paru en 1964, qui est une variation littéraire autour de la vie imaginée d’une femme racontée par l’homme qui l’aime, un livre à la narration troublante… Et puis, il y a le si personnel Ecrire, publié en 1993, une réflexion précieuse sur l’acte et le besoin d’écrire, sur la solitude nécessaire à l’écriture et sur la nécessité vitale d’écrire pour ne pas sombrer dans la folie. Ah oui, il y a aussi La Pluie d’été, un roman drôle, délicat et lumineux où le lecteur retrouve l’innocence et la vraie curiosité de l’enfance à travers le regard du jeune Ernesto – des pages à part dans l’œuvre de l’auteur. On oubliait La Douleur, ce livre si puissant où Marguerite Duras raconte le retour des camps de son mari, Robert Antelme : récit du retour, de l’attente, de l’amour impatient et de l’amour qui s’en va, un livre intense et sublime. Vous voyez, quand on parle de l’œuvre de la reine Marguerite, le plus difficile est en fait de s’arrêter.

Alors, que ce soit dans votre bibliothèque personnelle ou chez votre libraire, hâtez-vous de (re)saisir ses livres et (re)lisez-les. Quelle chance on a !

Hâtez-vous de (re)saisir ses livres et (re)lisez-les.

Lise Gallitre 

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Journaliste spécialisée dans la culture au sens large du terme.