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« No home » de Yaa Gyasi chez Calmann-Lévy (04/01/2017)

« No home » de Yaa Gyasi  chez Calmann-Lévy (04/01/2017)

Un voyage époustouflant dans trois siècles d’histoire du peuple africain.

Maama, esclave Ashanti, s’enfuit de la maison de ses maîtres Fantis durant un incendie, laissant derrière elle son bébé, Effia. Plus tard, elle épouse un Ashanti, et donne naissance à une autre fille, Esi. Ainsi commence l’histoire de ces deux demi-sœurs, Effia et Esi, nées dans deux villages du Ghana à l’époque du commerce triangulaire au XVIIIe siècle.

Effia épouse un Anglais et mène une existence confortable dans le fort de Cape Coast, sans savoir que Esi, qu’elle n’a jamais connue, est emprisonnée dans les cachots du fort, vendue avec des centaines d’autres victimes d’un commerce d’esclaves florissant avant d’être expédiée en Amérique où ses enfants et petits-enfants seront eux aussi esclaves. Grâce à un collier transmis de génération en génération, l’histoire se tisse d’un chapitre à l’autre : un fil suit les descendants d’Effia au Ghana à travers les siècles, l’autre suit Esi et ses enfants en Amérique.

En Afrique comme en Amérique, No Home saisit et traduit, avec une étonnante immédiateté, combien la mémoire de la captivité est restée inscrite dans l’âme d’une nation.

Navigant avec talent entre histoire et fiction, nuit et lumière, avec une plume qui varie d’un continent à l’autre, d’une société à une autre, d’une génération à la suivante, Yaa Gyasi écrit le destin de l’individu pris dans les mouvements destructeurs du temps, offrant une galerie de personnages aux fortes personnalités dont les vies ont été façonnées par la loi du destin.

La clé de ce roman vous est livrée en première page sous la forme d’un arbre généalogique.  Les deux demi-sœurs, Effia et Esi, ne se connaîtront jamais.

Leur histoire est inscrite dans deux lignées distinctes de cet arbre, l’une ghanéenne et l’autre américaine. Car au milieu du XVIIIe siècle, la traite des esclaves n’est plus seulement l’affaire des colonisateurs britanniques, mais participe aussi du jeu de pouvoir entre les tribus qui peuplent La Côte de l’Or (qui deviendra le Ghana). Les Ashanti étendent leur domination et font payer leur expansion territoriale en esclaves. Car ils ont compris, après les Fanti, que de cette façon ils s’attireront les bonnes grâces des Anglais.

Un choc qui va balayer plus de deux siècles d’Histoire : les Noirs ont activement participé à la traite de leurs semblables et n’avaient rien à envier aux colonisateurs quant à la cruauté de leurs pratiques.

246 - aNo home, un roman qui commence à faire beaucoup parler de lui… Un coup d’essai de la part de Yaa Gyasi. Un coup de maitre ? Vivement le prochain !

Yaa Gyasi, née en 1989, est une romancière américaine d’origine ghanéenne.

En Afrique comme en Amérique, No Home saisit et traduit, avec une étonnante immédiateté, combien la mémoire de la captivité est restée inscrite dans l’âme d’une nation.

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Léa Félix, passionnée de littérature : nouveautés et classiques, fictions, essais, BD, SF. J’aime les animaux, leurs écosystèmes, bref tout ce qui concerne l’avenir de notre planète. J’adore également sortir avec mes amis et, baroudeuse à mes heures, je voyage pour rencontrer les gens.