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« Les sorcières – Entre réalité et imaginaire » d’Isabelle Durand, chez Uppr éditions

« Les sorcières – Entre réalité et imaginaire » d’Isabelle Durand, chez Uppr éditions

©maryevans/SIPA

 

Sorcières… Perdure un grand débat sur l’origine et l’étymologie de ce mot, mais le paysage lexicographique de la sorcière est riche. En 40 pages, l’expertise d’Isabelle Durand exprimée dans son essai « Les sorcières, entre réalité et imaginaire » vous apportera un éclairage sur le sens méconnu que ce « maudit » terme recouvre, au-delà des stéréotypes et des préjugés qu’il recèle dans la tradition populaire.

C’est au milieu du XIe siècle, dans le Roman d’Éneas (1060), qu’apparait pour la première fois le terme de sorcière. Avant l’an 1000, sous les Carolingiens, ces femmes manipulant des herbes (et pas que…) et que l’on soupçonne d’ensorceler, étaient désignées comme des herbariae,  des sortiariae, ou encore des fascinatrices, des enchanteresses, des stryges ou des femmes maléfiques.

Car dès la loi salique des Francs, vers l’an 500, et ce jusqu’à Charlemagne, il y aura amalgame entre magie, sorcellerie et paganisme.

Depuis, cette figure fascinante n’a cessé d’imprégner l’imaginaire collectif au fil des siècles. Tour à tour laide, terrifiante et séductrice, elle prend de multiples formes, parfois antagoniques – on la décrit aussi bien monstrueuse que charmante, victime ou meurtrière, guérisseuse ou cannibale, sage-femme, faiseuse d’anges, voire tueuse d’enfants…

189-i-philtresAvant tout, elle se targue de posséder des pouvoirs surnaturels : elle est magicienne, compose des philtres et peut jeter des sorts, envoûter et désenvoûter, connaître l’avenir et changer d’apparence. Au Moyen Age, elle s’associe au Diable dont elle tire son pouvoir de nuisance et signe avec lui un pacte de sang. Certains se sont même vantés d’avoir été témoins de leurs diaboliques chevauchées nocturnes, d’abord juchées sur des bêtes, des boucs la plupart du temps, puis enfourchant des balais, montures envoutées qu’elles étaient censées utiliser pour rejoindre des puissances païennes.

Mais comment appréhender ces figures au-delà des stéréotypes – et d’ailleurs, ces derniers, que nous enseignent-ils ? Dans cet e-book, Isabelle Durand analyse les différentes représentations de la sorcière, en détermine l’origine et le développement, et met au jour les divers mécanismes imaginaires liés à l’élaboration de cette figure. Finalement, la sorcière, symbole de la liberté et de l’autonomie, ne cristallise-t-elle pas les peurs et les projections que suscite la femme elle-même ?

Isabelle Durand

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Isabelle Durand est professeure de littérature comparée à l’Université de Bretagne Sud (Lorient) et s’intéresse particulièrement aux rapports entre littérature et histoire. Elle a publié Le Moyen Age des romantiques (PUR, 2001), Images du Moyen Age (dir., PUR 2007), Le roman historique (Colin, coll 128, 2008), Charlemagne, empereur et mythe d’Occident (en collaboration avec Bernard Ribémont, Klincksieck, 2009), Le roman de la Révolution. L’écriture romanesque des révolutions de Victor Hugo à George Orwell, (PUR 2012) ainsi que des articles en relation avec ces différentes problématiques. Ses recherches s’orientent également vers les figures mythiques, issues de l’imaginaire et de l’histoire, transformées par la littérature, tout particulièrement le roman.

 

Mais comment appréhender ces figures au-delà des stéréotypes – et d’ailleurs, ces derniers, que nous enseignent-ils ? Dans cet e-book, Isabelle Durand analyse les différentes représentations de la sorcière et en détermine l’origine et le développement.

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Christine Larrouy

Christine Larrouy 

Directrice de projets éditoriaux dans le monde de l’art, de la culture et de l’économie, sculptrice.