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« Le Street Art en question », par Christophe Genin, chez Uppr éditions

« Le Street Art en question », par Christophe Genin, chez Uppr éditions

©ouestfrance

Street art, Street art, vous avez dit Street art ? Eh oui, ce vocable court les rues autant que la notion qu’il évoque recouvre les murs de nos villes et les ouvrages de nos ponts et chaussées. Il lui arrive même de s’inviter dans les musées !

En effet je me souviens, avec plaisir, de l’exposition qui lui avait été consacrée par la Pinacothèque de Paris en 2015, intitulée « Le Presionnisme, ou les chefs d’œuvre du graffiti sur toile ».

Car même s’il continue d’irriter, le street art est désormais reconnu artistiquement et politiquement. Véritable pollinisation du monde de rue en rue, le street art est devenu un phénomène universel puisque ce qui était initialement interprété comme du « graffiti » vandale ou rebelle a investi tous les pays, riches ou pauvres, tous les lieux, nobles ou ignobles, tous les milieux, analphabètes ou savants, toutes les activités humaines, artistiques ou scientifiques.

Les « street artists » sont soit des individus solitaires, soit un groupe de garçons et filles qui marquent leur territoire pour signifier leur appartenance à leur bande ou encore pour délivrer un message. L’intention artistique, à l’origine secondaire, s’est amplifiée au fur et à mesure que le street art s’est imposé en tant que forme contemporaine d’expression.

Le street art s’est développé, au cours des 40 dernières années, sous une multitude de formes : graffiti au pinceau ou à la bombe, graffiti au pochoir, projection vidéo, création d’affiche, pastel sur rues et trottoirs, mosaïquesuppr5-image-c-theregistercouk (qui n’a pas croisé au hasard de sa déambulation un de ces invaders perchés aux endroits les plus acrobatiques des cheminées de nos immeubles urbains !).

©the.register.co.uk

Désormais, le street art s’expose dans les rues et les galeries, les mairies et les ministères, les penthouses et les favellas, la publicité et les entreprises, les écoles et les hôpitaux, la police et les tribunaux, les beaux-arts et le design, la politique et la religion, la haute couture et les produits dérivés, etc.

Jamais dans l’histoire de la culture un mouvement n’avait produit une telle onde de choc – sauf peut-être le rock’n roll.

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©tuxboard.com

 

 

Mais, au juste, qu’entend-on par « street art » ? Est-ce bien de l’art ? Ou simplement un nouveau genre visuel, un nouveau style, voire une contre-culture ? N’est-il d’ailleurs qu’une affaire d’artiste – ou les artistes ne se retrouvent-ils pas au cœur d’enjeux sociétaux globaux ?

La motivation subversive du « street art » est le premier fil conducteur de ses partisans et les intentions des « street artists » sont des plus variées. Et pourquoi les hommes politiques pourchassent-ils le « street art » autant qu’ils veulent le capturer ?

C’est à ces questions, et à bien d’autres, que répond magistralement Christophe Genin dans cet e-book publié par Uppr éditions. 

 

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Christophe Genin, né en 1958, est professeur de philosophie de l’art et de culture à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses travaux portent sur les cultures à l’ère de la mondialisation, sur les arts et cultures populaires au regard des processus de reconnaissance et de refus, avec leurs incidences morales et politiques. Il a notamment écrit Kitsch dans l’âme (Vrin, 2010). Il s’intéresse au graffiti et au street art depuis 1985 et a rédigé de nombreux articles et livres sur le sujet, dont Le street art au tournant (Impressions Nouvelles, 2013).En savoir plus sur Christophe Genin >

 

La motivation subversive du « street art » est le premier fil conducteur de ses partisans et les intentions des « street artists » sont des plus variées. Et pourquoi les hommes politiques pourchassent-ils le « street art » autant qu’ils veulent le capturer ?

C’est à ces questions, et à bien d’autres, que répond magistralement Christophe Genin dans cet e-book publié chez Uppr éditions.

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Arthur Galvane, lecteur résolument éclectique, (romans, essais, guides société). Mon péché mignon ? Les romans historiques, les polars et la psycho…