Select Page

« Thérèse, le grand amour caché de Léon Blum » de Dominique Missika

« Thérèse, le grand amour caché de Léon Blum » de Dominique Missika

« Thérèse, le grand amour caché de Léon Blum » de Dominique Missika (Alma Editeur, mars 2016, sélection Renaudot).

Pour les 80 ans du Front populaire, Dominique Missika revient sur la plus belle histoire d’amour du grand dirigeant socialiste…

Léon Blum

Un adage populaire dit que derrière chaque grand homme se cache une femme. Ainsi en va-t-il pour Léon Blum. Trois amours scandent sa vie. Mariée à Lise Bloch en 1896, il entretient pendant vingt ans une liaison tumultueuse avec Thérèse Peyrera.

Née dans la bourgeoisie qu’on disait encore israélite, mariée à un agent de change, Thérèse est une jolie fille piquante, sportive, au tempérament d’artiste dans le Paris de la Belle Epoque. Infirmière durant la Grande Guerre, décoratrice pendant les Années folles, engagée pour l’émancipation des femmes, elle épaule son amant dans la conquête du pouvoir, à l’époque où Léon Blum est conseiller d’état, critique littéraire, dandy, et auteur d’un sulfureux ouvrage Du Mariage. Le coup de foudre est réciproque. Alors qu’elle divorce, Blum, lui, ne s’y résout pas. Commence alors une liaison qui durera 20 ans.

Libre, résolument moderne, Thérèse accepte, malgré son féminisme, de rester dans l’ombre du leader de la SFIO. Elle conduit son amant dans son bolide dans l’Aude où il est candidat, milite à la section la section du XVIe arrondissement de la SFIO, entre au Comité national des Femmes Socialistes. Les deux amants partagent une belle complicité intellectuelle et politique, avec sa dose de renoncements du côté de Térèse.

En 1932, un an après la mort de Lise Bloch ils se marient enfin. Il a 60 ans, elle en a 51. Pleine de fougue, on la voit partout aux côtés du leader socialiste, frémir quand on l’agresse ou l’insulte, sourire aux militants qui l’applaudissent.

Leur mariage au moment du Front Populaire fait d’elle le témoin privilégié de cette folle « embellie ». « First lady » avant la lettre, celle que les socialistes désignent affectueusement comme la « citoyenne Blum », sacrifie sa santé à la grande aventure, luttant en cachette contre la maladie. Elle meurt lorsque tombe le Front Populaire. Son décès prématuré laissera Léon Blum fou de douleur.

Célèbre pour son élégance, sa délicatesse et son altruisme, la « citoyenne Blum » fut avant l’heure une « Première dame ». C’est en tout cas ainsi que nous la dépeint l’historienne Dominique Missika, dans cette biographie qu’elle consacre à la deuxième épouse de Léon Blum. Thérèse vit avec Léon l’illustre épopée du Front populaire, œuvrant dans l’ombre, répondant aux lettres des militants, continuellement et discrètement présente.

Dominique Missika ici évoque la complexité du « métier de femme » dans ces années de grandes espérances où tout survient trop tôt.

Thérèse, le grand amour caché de Léon Blum est le portrait d’une femme exceptionnelle, de celle qui restera à jamais le grand amour caché et la muse de Léon Blum. Cette femme lumineuse et indépendante dont le destin aura été, par générosité, de rester dans l’ombre du grand homme.

Thérèse, le grand amour caché de Léon Blum est le portrait d’une femme exceptionnelle, de celle qui restera à jamais le grand amour caché et la muse de Léon Blum. Cette femme lumineuse et indépendante dont le destin aura été, par générosité, de rester dans l’ombre du grand homme.

Acheter ce livre

Amazon

Acheter ce livre

Itunes
Christine Larrouy

Christine Larrouy 

Directrice de projets éditoriaux dans le monde de l’art, de la culture et de l’économie, sculptrice.