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« Une nuit, Markovith » de Ayelet Gundar-Goshen

« Une nuit, Markovith » de Ayelet Gundar-Goshen

« Une nuit, Markovith » de Ayelet Gundar-Goshen, aux Presses de la Cité

« Une nuit, Markovitch. Une seule et unique nuit, nous dormirons ensemble comme mari et femme. »

1939 : la Palestine est sous mandat britannique. Les deux héros de Une nuit, Markovitch habitent le même village. Il y a Yaacov Markovitch, d’une « extraordinaire banalité », colombophile à ses heures et qui, sans doute par paresse ou par manque de confiance en lui, préfère la facilité d’une relation avec une prostituée. Et puis il y a Zeev Feinberg, homme à femmes s’il en fut, incorrigible séducteur à l’épaisse moustache orgasmique. Il plait beaucoup, entre autres, à la belle Rachel Mandelbaum, la femme du boucher horriblement jaloux.

Une docu-fiction bourrée d’émotion avec, en toile de fond, la préoccupation essentielle de l’époque : comment peupler le tout nouvel Etat d’Israël quand l’immigration est bloquée depuis l’Europe ? …

En prêtant main forte à l’« Organisation » ! Tout d’abord en faisant du trafic d’armes…

Mais Markovitch et Feinberg vont se voir confier une mission beaucoup plus surprenante. Suite à la fermeture des frontières de l’Europe, il est devenu impossible de faire venir les immigrantes dont le tout jeune Etat hébreu a fondamentalement besoin… A part bien sûr le vieux recours au mariage blanc… En effet, « une juive polonaise ou allemande qui épouse un gars de Palestine peut quitter le vieux continent sans problème, et aucune loi n’interdit à un juif de Palestine de ramener sa fraîche épouse au pays » !

Zeev Feinberg et Yaacov Markovitch quittent donc leur petit village et s’embarquent pour une traversée de onze jours depuis le port de Haïfa direction l’Allemagne, où ils ont pour mission d’épouser deux jeunes Juives afin de les sauver des griffes des nazis. De retour chez eux, ils leur redonneront leur liberté en divorçant. Mais si Zeev a bien l’intention de retrouver la pulpeuse Rachel, la femme qu’il aime et son enivrant parfum d’orange, Yaacov, lui, ne tient pas à laisser partir celle qu’on lui a destinée, Bella Zeigermann, « la plus belle femme qu’il ait vue de sa vie » une fois arrivé sur la terre d’« Eretz Israël », le « futur Israël ». Mais Bella ne lui laissera que peu d’illusion : elle ne tient pas du tout à rester mariée à celui qui n’est pour elle que l’instrument de son exil en terre promise : « Une nuit, Markovitch. Une seule et unique nuit, nous dormirons ensemble comme mari et femme. » …

« Un premier roman luxuriant, qui n’est pas sans nous rappeler ceux de Gabriel García Márquez et d’Isabel Allende. » The Guardian.

« Ayelet Gundar-Goshen s’avère une conteuse née, à la virtuosité décoiffante. Inspirée de faits réels, Une nuit, Markovitch est une fable drôle et touchante qui impressionne par son souffle et sa maîtrise. » L’Express avec Lire.

Ayelet Gundar-Goshen, née en 1982 en Israël, est psychologue, romancière, scénariste et membre de l’association israélienne pour les droits civiques.

À travers le destin de personnages inoubliables, Ayelet Gundar-Goshen signe ici une fresque tour à tour drôle, tendre et déchirante, avec pour toile de fond la création de l’État d’Israël.

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Christine Larrouy

Christine Larrouy 

Directrice de projets éditoriaux dans le monde de l’art, de la culture et de l’économie, sculptrice.